Situation des filières Grandes Cultures ?

Filière céréalière

La principale inquiétude est sur la logistique transport notamment le fret routier. En effet, la diminution des flux de transports engendre des retours à vide de certains camions. Cela engendre des coûts du transport supérieur de 5 à 10 euros la tonne. C’est insoutenable pour la filière. Il-y-a donc une demande d’interventions des pouvoirs publics sur le sujet. 

Sur le Grand Export, France Export Céréales rassure les acheteurs étrangers sur la capacité de la France à charger les bateaux. 

Filière betterave-sucre-éthanol

 Les semis de betteraves ont commencé et il n’y aura aucune pénurie de semences, ces dernières ayant déjà été livrée. Cependant, la CGB porte une attention particulière sur l’approvisionnement en pièces détachées pour assurer la maintenance si besoin. 

Au niveau industriel, la priorité est d’assurer la continuité des activités. 

Depuis le début de la crise, nous pouvons noter l’effondrement du cours du sucre sur le marché mondial (-30%). En parallèle, le cours de l’éthanol européen a perdu 15% (actuellement autour de 54€/hl contre 64€/hl à la mi-février). L’interprofession travaille actuellement sur la mise en place urgentes de clauses de sauvegarde visant à limiter les importations. 

Enfin la CGB attire l’attention sur le fait que la filière doit être considérée comme un secteur ultra-prioritaire, compte-tenu de la diversité des débouchés, tant pour l’alimentation humain, que pour l’industrie pharmaceutiques (avec la production de gel hydroalcoolique) mais aussi pour le bio-carburant. 

Filière des oléo-protéagineux

Afin de poursuivre ses missions, Terres Inovia bascule son activité à distance par des interventions techniques en visio-conférence. Cela permet de maintenir le lien entre acteurs de terrain et conseiller techniques pendant cette période d’intervention sur la culture de colza notamment. Pour en bénéficier, il suffit de se créer un compte sur www.terrresinovia.fr 

Filière Pomme de Terre

Le 24 mars, les interprofessions de la pomme de terre CNIPT (marché du frais) et GIPT (produits transformés) ont évalué à 500 000 t, les pommes de terre industrielles qui sont privées de débouché (fermeture des restaurants, baisse du Fret vers l’Asie).  

Dans son communiqué de presse du 31 mars, l’UNPT appelle donc à la vigilance. En effet, la production de pomme de terre industrielles est très impactée : tous les industriels annoncent des retards d’enlèvement chez les producteurs. Ainsi l’UNPT rappelle l’importance de “conserver les pommes de terre dans les meilleures conditions de températures tout en veillant à maîtriser la germination”. Enfin, elle “conseille de vérifier, conjointement et contradictoirement avec leurs acheteurs, la qualité de leurs pommes de terre en stock à la période de livraison prévue”. 

Date de dernière mise à jour : 06/04/2020